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Vers des funérailles plus vertes et écologiques

Lorsque le décès d’une personne se produit, ce sont ses proches qui ont en charge l’organisation des obsèques et le choix de la sépulture en tenant compte des desiderata exprimés, au préalable, par le défunt. En l’absence d’indication de ce dernier, l’entourage est décisionnaire in fine ; les entreprises de pompes funèbres ayant uniquement des missions de conseil et d’accompagnement.

cimetières fleuris et végétalisés

Des cimetières "zéro pesticides"

Depuis le 1er janvier 2017, la "loi zéro phyto pour la mise en place d’un objectif zéro pesticides" dite loi Labbé conduit les communes à revoir leur façon d’entretenir, d’organiser et même d’aménager leurs cimetières puisque l’usage des pesticides leur est interdit. On peut donc envisager des allées engazonnées ! D'ailleurs, en Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas, il est fréquent que les cimetières ressemblent à des prairies sur lesquelles s'alignent des stèles.

En outre, il faut bien garder à l’esprit que la concession funéraire est un emplacement dont l’usage a été acheté pour une durée déterminée (trentenaire ou plus) : rien ne vous empêche de transformer cet espace – même restreint – en agréable carré végétal ou botanique.

Entre la froideur et la tristesse des alignements de caveaux funéraires en marbre entourés de gravillons pulvérisés de pesticides, et un cimetière-jardin où s’alignent les tombes fleuries végétalisées, le choix est vite fait : en outre, dans le deuxième cas, chacun sera plus enclin à aller "se promener" pour "jardiner" un peu afin d’entretenir le dernier lieu de repos de son proche décédé. Et ceci, dans le plus strict respect de l’autre loi qui régit le secteur funéraire, à savoir la loi du 19 décembre 2008 qui assimile les cendres d’un défunt à un corps.

Les différentes façons de reposer au cimetière ou ailleurs

En général, lorsqu’on pense à la mort et aux obsèques, le cimetière fait partie de l’incontournable lieu d’éternité. Pourtant, de plus en plus d’options d'inhumation se dessinent, ou plutôt, prennent de l’importance. Alors qu’auparavant, le caveau de famille était souvent la règle, aujourd’hui, la tendance à la crémation s’amplifie tout en s’interrogeant sur la dispersion possible des cendres.

Funérailles écologiques, Pour des obsèques respectueuses de l’homme et de la planète" de Brigitte Lapouge-Déjean et Laetitia Royant

En dehors des cimetières communaux, outre les cendres qui peuvent donc être dispersées (sans l’urne) en "pleine nature", l’inhumation dans une propriété privée est aussi possible mais soumise à autorisation préfectorale. L’ouvrage "Funérailles écologiques, Pour des obsèques respectueuses de l’homme et de la planète" de Brigitte Lapouge-Déjean et Laetitia Royant préfacé par Gilles Clément (Editions Terre Vivante - 13 octobre 2017 – 288 pages – 25 € – coll. Conseils d’experts), toutes les solutions pour prévoir et organiser des obsèques écologiquement responsables sont évoquées : cercueil en carton, tombe végétalisée, etc. Et bien d’autres aspects pratiques sont abordés : financement, contrat et assurance obsèques, choix des pompes funèbres, enterrement, crémation, entretien de la tombe, plantes à privilégier, etc. Bien que le sujet soit sensible, ce livre montre qu’il peut être traité sans tabou et avec délicatesse.

Pour végétaliser la tombe, mieux vaut attendre 5 à 6 mois que la terre se tasse mais rien n’empêche de commencer à la fleurir avec des plantes en jardinières, pots ou bacs comme il est d’usage de faire sur une terrasse ! N’oubliez pas que – outre le respect du règlement communal relatif au cimetière – vous devrez faire avec des conditions difficiles pour les plantes : terre de mauvaise qualité, ensoleillement excessif (l’ombre est rare dans les cimetières), réverbération importante des surfaces minérales des monuments funéraires, ruissellement des eaux de pluie du fait d’un sol trop minéral… Vous gagnerez à choisir vos plantes parmi celles qui sont habituellement destinées aux jardins secs ou aux jardins méditerranéens en privilégiant les espèces à feuillage persistant, moins tristes en hiver, et les couvre-sol qui gagnent facilement et résistent bien aux entretiens irréguliers.

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