Vous êtes ici : Les dossiers de Senior Magazine > Retraite & Pension > La retraite progressive, qu’est-ce que c’est ? Explications

La retraite progressive, qu’est-ce que c’est ? Explications

La retraite progressive donne la possibilité d’aménager le passage de la vie active à la retraite. Travailler moins pour percevoir presque autant. C’est le principal avantage de ce dispositif d’aménagement de fin de carrière.

La retraite progressive permet au salarié d’exercer son activité à temps partiel tout en percevant une partie de sa pension de retraite. Il continue ainsi à cotiser, à accumuler des droits et des trimestres pris en compte lors de la liquidation définitive de la retraite. Zoom sur la retraite progressive, un dispositif encore peu connu mais associé à de nombreux avantages.

La retraite progressive, qu’est-ce que c’est ? Explications !

Retraite progressive : quels sont les régimes concernés ?

Peuvent demander une retraite progressive : les salariés du régime général, les salariés agricoles (MSA), les exploitants agricoles, les artisans et commerçants (RSI). Pour les travailleurs ayant cotisé au régime de base des professions libérales (CNAVPL) ou au régime de base des avocats (CNBF), les droits correspondants seront également pris en compte. Toutefois, il n’est pas possible de bénéficier d’une retraite progressive en exerçant uniquement une profession libérale lors de la demande. La part de pension de retraite perçue dans le cas d’une retraite progressive est calculée en fonction des droits acquis dans tous ces régimes.

La période de retraite progressive permet au travailleur de surcotiser dans l’objectif de continuer à cotiser sur la base d’un temps plein. Il faut savoir que les fonctionnaires n’ont plus la possibilité de profiter de ce dispositif depuis le 1er janvier 2011.

Quelles conditions pour accéder à la retraite progressive ?

Les conditions d’accès à la retraite progressive ont été modifiées par la réforme du 20 janvier 2014. L’âge minimal pour profiter de ce dispositif a été fixé à 60 ans. De plus, il faut pouvoir justifier de 150 trimestres d’assurance vieillesse, tous régimes confondus. La durée du temps partiel doit se situer entre 40 et 80 % de la durée légale ou conventionnelle du travail. Si vous exercez déjà une activité comprise dans cette fourchette et remplissez toutes les autres conditions, il vous est possible de demander une retraite progressive. Pour cela, il suffit d’obtenir une attestation d’activité à temps partiel signée par l’employeur. En revanche, si vous travaillez à temps plein, vous devrez d’abord obtenir l’accord de l’employeur pour une réduction du temps de travail. Celui-ci peut toutefois refuser si le poste que vous occupez n’est pas compatible avec une activité réduite.

Les démarches à entreprendre pour bénéficier d’une retraite progressive

Si tous les critères sont remplis, il vous faudra adresser une demande de retraite progressive à votre caisse de retraite en y joignant plusieurs documents : votre contrat de travail, une déclaration sur l’honneur attestant que vous n’exercez pas d’autres activités professionnelles, un justificatif de non-activité si vous avez déjà exercé des activités non salariées, une attestation émise par l’employeur indiquant la durée du temps de travail applicable dans votre société.

Si votre demande est acceptée, pendant votre temps partiel, vous recevrez une fraction de vos retraites de base et complémentaires en plus de votre revenu professionnel. Ce dispositif est associé à de nombreux avantages pour le travailleur qui en bénéficie.

Quels sont les avantages liés à la retraite progressive ?

Chaque année, le succès de la retraite progressive s’amplifie. Près de 11.561 salariés bénéficiaient de ce dispositif au 31 décembre 2016, selon les derniers chiffres publiés par la CNAV contre moins de 3.000 avant la mise en place de la réforme de 2014. La retraite progressive permet de ralentir son activité après 60 ans sans pour autant cesser de travailler de manière définitive. Le travailleur peut en tirer plusieurs avantages :

Cumuler salaire et pension de retraite

La retraite progressive est aujourd’hui la seule solution permettant de cumuler les revenus d’activité et les pensions de retraite tout en continuant de cotiser.

Exercer son activité professionnelle selon ses besoins

Grâce à la retraite progressive, le salarié peut percevoir une partie de ses pensions de retraite de base et complémentaires en plus de son salaire, dès 60 ans, en exerçant une activité à temps partiel chez le même employeur ou même pour une autre société. Il lui revient de déterminer en accord avec son employeur, la part de jours de travail qu’il souhaite conserver sachant que le temps partiel doit être compris entre 40 et 80 % d’un temps plein. La fraction de retraite versée sera proportionnelle à la quotité de travail : 20 % si le temps partiel représente 80 % d’un temps plein, 30 % pour un temps partiel équivalant à 70 % d’un temps plein etc…

Continuer à acquérir des droits à la retraite

Le fait de percevoir une pension de retraite progressive n’impacte pas vos futurs droits à la retraite. En effet, cette fraction de vos pensions de retraite ne sera pas déduite des pensions qui vous seront versées une fois que votre contrat de travail sera terminé. Durant toutes vos années d’exercice à temps partiel vous continuez à cotiser pour des trimestres et des points supplémentaires. Si ces droits sont en principe fixés sur la base d’un salaire à temps partiel, il est possible de demander à l’employeur de continuer à cotiser sur la base d’un temps plein voire même négocier avec lui pour qu’il prenne à sa charge la part salariale résultant du supplément de cotisation.

Quand prend fin la retraite progressive ?

Le versement de la pension partielle est interrompu lors de la reprise d’une activité à temps plein ou d’un autre temps partiel complémentaire. Vous n’avez ensuite plus la possibilité de faire une nouvelle demande de retraite progressive sauf si vous êtes exploitant agricole. Si votre temps de travail est modifié, votre pension sera adaptée en conséquence, à partir du 1er janvier de l’année suivante pour les salariés, du 1er juillet pour les artisans ou commerçants, du mois suivant pour les exploitants agricoles. Lorsque le travailleur demande sa retraite définitive, la pension est recalculée pour prendre en compte les trimestres et droits acquis tout au long de la période de retraite progressive.

Imprimer cette fiche   Flux RSS

Partager cette page sur les réseaux sociaux

Partagez votre expérience, donnez votre avis !

Prénom ou pseudo

E-mail

Texte

Code de sécurité à copier/coller ou à recopier : xJivKR

Recevoir une notification par e-mail lorsqu'une réponse est postée

Continuez votre lecture